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« Grand Divertissement » chez Muses, Tourisme & Culture

Hier soir, mardi 28 février 2017, il y avait  « Grand Divertissement » chez Muses, Tourisme & Culture pour l’inauguration de l’année Soracha.

Drôle de date. – Je n’avais pas compris pourquoi l’année Soracha commençait un 28 février, dernier jour du mois. Certes, je savais que c’était l’anniversaire des trois conteurs de culture de Muses, Tourisme & Culture, mais c’était quand même une drôle de date.

Étranges explications. – Bat la Sorcière m’avait évoqué l’alignement des planètes avec un sourire énigmatique ; Le Rat m’avait répondu « qui vivra, verra ». Seule Pompona la Chatte m’avait doctement expliqué que c’était le seul jour de l’année possible pour ce « Grand Divertissement ».

Une rue historique.– En remontant la rue Mouffetard, je pensais à toutes les histoires extraordinaires survenues dans cette rue et notamment à celle des convulsionnaires du cimetière de Saint Médard. Mes pas résonnaient sur les pavés pendant que je contemplais ces vieilles maisons.

Jérôme Bosch. Le Jardin des délices. 1515. Détail.

 Quel spectacle. – Je n’aurais jamais cru possible le spectacle qui m’attendait en arrivant chez  Muses, Tourisme & Culture.   Des personnages incroyables, des monstres grotesques, des animaux inquiétants, tous sortis des tableaux de Jérôme Bosch, se bousculaient. Toutes « les petites chimères et monstres biscornus » étaient là.

Animal fantastique. © Soracha

Et au milieu de toutes ces bestioles et animaux fantastiques régnait le maître de cérémonie, une sorte de chou vivant avec des yeux en grain de poivre. De sa petite voix douce, ce personnage unique m’a présenté tout ce petit monde.

1er étage. – Des rats en smoking discutaient le plus sérieusement du monde avec des chats noirs au pelage lustré. Au milieu, trônait Pompona sortant d’une coquille telle « la Vénus sortant des eaux » de Botticelli.

2e étage. – L’ambiance était tout autre. Bat flottait au milieu de centaines de sorcières sorties de gravures de Dürer ou de Goya. Des images de goules, de monstres terrifiants apparaissaient et disparaissaient devant mes yeux. Je continuais ma progression et croisais dans l’escalier un marin qui descendait les marches quatre à quatre.  « Corto ? Que fais-tu, ici ? » – « Les femmes » me répondit Corto Maltese. « Bat et moi, c’est une vieille histoire ! ».

Sous les combles. – Jean Ray était en grande conversation avec Lovecraft et Edgar Allan Poe. Sur le toit, hiboux, chouettes et autres oiseaux nocturnes veillaient. Des dizaines et des dizaines de chauve-souris voletaient autour du clocher de Saint-Médard. Je regardais la pendule. Bientôt minuit. La cloche retentit soudain dans le silence de la nuit. Les douze coups s’égrenèrent lentement.

Le monde fantastique disparut brusquement. Evanoui ! Encore sous le charme puissant de cette soirée hors du commun, je redescendais lentement l’escalier. Je croisais Bat qui me sourit :

« Merveilleuse année Soracha ! »

 

Ouvrage cité : Thierry Lefèvre, Petites chimères et monstres biscornus, Actes Sud Junior. – Source visuelle : wikicommons et Soracha.

 

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