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Cimetière du Père-Lachaise (Paris 20e) – une invitation à la « muserie »

A la recherche du temps perdu

Tombe au Père-Lachaise

Tombe dans le cimetière du Père-Lachaise, Paris 20e. © Le Rat/Soracha

Un lieu de mémoire, havre de paix bucolique à Paris

Un site touristique parisien incontournable.- Le cimetière du Père-Lachaise est classé par l’Office du Tourisme de Paris parmi les 10 monuments immanquables du patrimoine de Paris qui participent au rayonnement culturel de la capitale.

Un Lieu de recueillement.– Le cimetière du Père-Lachaise est le plus grand cimetière intra muros ; il couvre 44 ha et abrite 70.000 concessions. Vous pouvez encore aujourd’hui acheter une concession pour être enterré dans cette nécropole qui est aussi le plus grand espace vert de Paris.

Un peu d’histoire.– Le cimetière tient son nom du père jésuite François de La Chaise d’Aix (1624-1709). Confesseur du roi Louis XIV pendant presque 35 ans, surnommé par Madame de Montespan « La Chaize de commodité », l’homme avait – selon Madame Palatine – de longues oreilles, une grande bouche, une grosse tête, une figure longue, « l’air d’un âne » ! Et selon Saint-Simon, il était « d’un esprit médiocre ».
Le père de La Chaise résidait dans la résidence de repos des jésuites – ancien domaine de la Folie-Régnault que la compagnie de Jésus avait acheté en 1626 -, située sur une colline de Paris. Grâce aux dons du roi, il embellit la maison, l’agrandit par l’achat de la ferme des bauges, se fit construire une maison particulière avec de magnifiques jardins. Et la colline fut nommée Mont-Louis en 1652 en l’honneur de Louis XIV.
Livrée à la famille Baron en 1771, la propriété de Mont-Louis fut achetée en 1803 par la ville de Paris, à charge pour l’architecte Brongniart de la transformer en cimetière. Le Cimetière de l’Est fut ouvert aux inhumations le 1er prairial de l’an XII (21 mai 1804). Les inhumations dans cette nécropole étant peu nombreuses, la ville de Paris décide en 1817 d’y transférer les cercueils de Molière et de La Fontaine, « joli coup de com » dirait-on aujourd’hui. C’est chose faite le 6 mars 1817. Et huit mois plus tard, le 6 novembre 1817, le monument d’Héloïse et d’Abélard construit par Alexandre Lenoir est installé dans le cimetière. Dès lors, la renommée du cimetière du Père-Lachaise est faite.

Femme et Fille, cimetière du Père-Lachaise. © Soracha

Allée au Père-Lachaise. © Soracha

Musset, Chopin, Balzac, Champollion, Oscar Wilde, Jim Morrison et tant d’autres …  Abandonnez la recherche frénétique des tombes de célébrités, laissez vos smartphones dans vos poches et sacs, quittez les sentiers battus et promenez-vous au gré de votre inspiration.

Laissez-vous envahir par la sérénité des lieux, véritable havre de paix. Prenez le temps de regarder autour de vous, admirez les monuments funéraires, contemplez la nature. Laissez-vous imprégner par l’atmosphère, donnez libre cours à votre imagination, faites revivre les figures du passé. Vivez un moment magique inoubliable !

Sources : Sous la dir. de J. Bély, Dictionnaire de Louis XIV ; J. Hillairet, Connaissance du vieux Paris, éd. Princesses.

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Trois clochers à travers Paris – Promenade inspirée de Clochi Clocha de Verlaine

Saint-Etienne du Mont, Saint-Nicolas du Chardonnet, Notre-Dame de Paris : auriez-vous imaginé faire une promenade à travers Paris inspirée d’un poème?


Les trois personnages de Soracha.fr - Le Rat fouineur de culture

Telle est l’idée farfelue et amusante que vous propose Le Rat fouineur de culture. Suivez-le nez au vent !

Rendez vous sur la place Sainte-Geneviève devant l’Eglise Saint-Etienne du Mont à côté du Panthéon (Paris 5e). Puis descendez la rue de la Montagne Sainte-Geneviève jusqu’à la rue des Ecoles. Là, tournez à droite et prenez la première rue à gauche, la rue des Bernardins. Vous voici face à l’Eglise Saint-Nicolas du Chardonnet. Continuez la rue des Bernardins, en direction du boulevard Saint-Germain que vous traversez et poursuivez jusqu’à la Seine. Arrivés sur le quai de la Tournelle, vous voici devant l’une des belles vues de la cathédrale Notre-Dame, celle du Pont de l’archevêché.

 

 

Clocher de l’église Saint Nicolas du Chardonnet. © Soracha

Clocher de l’église Saint Etienne du Mont. © Soracha

 

Du Chardonnet bat un glas,
Et l’église Saint-Étienne
Du Mont lance à perdre haleine
Des carillons variés
Pour de jeunes mariés,
Tandis que la cathédrale
Notre-Dame de Paris,
Nuptiale et sépulcrale,
Bourdonne dans le ciel gris.
Ainsi la chance bourrue
Qui m’a logé dans la rue
Et l’on fait ce que l’on peut,
Surtout à l’endroit des cloches,

Quand on a peu dans ses poches
De cet or qui vous rend rois,
Et lorsque l’on déménage,
Vous permet de faire un choix
À l’abri d’un tel tapage.
Après tout, ce bruit n’est pas
Pour annoncer mon trépas
Ni mes noces. Lors, me plaindre
Est oiseux, n’ayant à craindre
De ce conflit de sonneurs
Grands malheurs ni gros bonheurs.
Faut en prendre l’habitude
C’est de la vie, aussi bien :
La voix douce et la voix rude
Se fondant en chant chrétien…

Notre Dame de Paris. © Soracha

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Les Arènes de Lutèce

Découvrez le charme paisible des Arènes de Lutèce

Square des Arènes de Lutèce

Vue, du haut des gradins, des vestiges de l’Amphithéâtre à scène gallo-romain. Square des Arènes de Lutèce, Paris 5e. © Le Rat/Soracha

Lieu de visite.Le Rat et Pompona la Chatte apprécient le square des arènes de Lutèce, situé dans le 5e arrondissement de Paris, dans lequel se trouvent les vestiges de l’amphithéâtre à scène gallo-romain.


Déscription de la visite:

Le Rat et Pompona vous proposent chacun une fable de Soracha « Moi, Ratus Maximus, gladiateur » et « Lollia Pompona aux jeux de l’amphithéâtre » pour vous familiariser avec ce lieu de spectacles et de loisirs, très apprécié dans l’Antiquité romaine.

Aujourd’hui, il ne reste que quelques vestiges de l’amphithéâtre à scène construit au Ie siècle de notre ère qui était, à l’époque, presque aussi grand que les arènes de Nîmes. Quelques vestiges certes, mais parmi les plus anciens de la capitale, du temps où Paris s’appelait Lutèce.

Point de spectaculaire pour ce site historique, mais un charme indéniable qui invite à la « muserie ».
Hors des circuits touristiques, le square des Arènes de Lutèce, situé dans le Quartier Latin (5e arr. Paris) est une halte bien reposante : assis sur les gradins, vous pourrez contempler vestiges restaurés et alentours.

Les Arènes de Lutèce sont adossées à la rue Monge. On y entre soit par un passage situé au niveau du 49 de la rue Monge, creusé à la fin du XIXe siècle, qui mentionne la découverte des arènes en 1869 pour la partie nord et en 1883 pour la partie sud. Un casque de gladiateur, au sommet de l’entrée, nous rappelle que l’amphithéâtre accueillait les combats de gladiateurs.

On peut aussi entrer dans le square par la rue de Navarre ; descendez la longue allée jusqu’au centre de l’arène ou suivez les petits chemins pour monter au sommet des gradins et avoir une vue d’ensemble.

Des arbres extraordinaires ont poussé dans le square des arènes de Lutèce, tel ce Faux de Verzy, planté en 1905. Il s’agit d’un hêtre au tronc noueux et difforme, aux branches tordues entrelacées avec une cime en parasol.

« Sortez des sentiers battus : vivez une expérience unique avec Le Rat ou Pompona la Chatte ! »